Vibe Shift Encore
La Tourtière se met un rouge sombre | La Tourtière puts on a dark lip
(an English text follows the French)
J’aimais profondément ma récente image de marque — le rose, la menthe — mais elle commençait à me paraître délicate. Et moi, je me sens orageuse.
Je tenais à garder les symboles. Le clin d’œil à Sudbury, ville de ma naissance, à travers l’ancienne tour d’eau de Pine Street, photographiée un jour d’automne lors d’une escapade à Sudbury avec un vieil amoureux. Les coupures de La Presse et du Voyageur, fragments de papier pour dire la « dure condition franco-ontarienne ». La dactylo, le trillium, le slogan.


Et Isabelle.
Cette femme dont le nom et la recette de tourtière je revendique comme un legs. Ma grand-mère maternelle. Isabelle. Dans toute sa splendeur de jeunesse, prenant le thé en forêt à Cartier, ici, dans le Nord de l’Ontario, entourée de ses fleurs préférées : des pensées, cette verdure qui résiste au froid.
Alors j’ai travaillé avec Jasmine Morin, de Black Smoke Rising Designs, qui, comme toujours, a écouté et pris des libertés calculées pour livrer une Tourtière plus sombre, plus dense, plus habitée. La palette de couleurs ressemble davantage à ce que je suis maintenant : ancrée dans un désir de fucké toute la shit. D’être une femme furieuse. Une femme qui refuse de sublimer sa colère, mais qui a encore le courage d’espérer. Une femme qui écrase ses voyelles entre les lignes d’une lèvre d’encre.
Jasmine m’a comprise dans toutes mes teintes de coven girl des années 1990. Merci, Jasmine — quel talent immense, et quel privilège de créer avec toi.
Allez découvrir son travail chez Black Smoke Rising Designs sur Facebook et Instagram. Regardez son portfolio à www.blacksmokerisingdesigns.myportfolio.com/.
I loved my recent branding — the pink, the mint — but it was starting to feel delicate. And I feel orageuse.
I wanted to keep the symbols.
The nod to Sudbury, the city of my birth, through its old Pine Street water tower, taken one autumn day during a Sudbury escapade with an old amoureux. The scraps of paper from La Presse and Le Voyageur, which illustrate “la dure condition franco-ontarienne.” The typewriter, the trillium, the tagline.


And Isabelle.
The woman whose name and tourtière recipe I carry forward as a legacy. In all her youthful splendour, having tea in Cartier’s forest, here in Northern Ontario, surrounded by her favourite flower, pansies, a cold-hardy green.
So I worked with Jasmine Morin of Black Smoke Rising Designs, who, as always, listened and delivered a darker, moodier Tourtière. The colour palette feels more like my current vibe, rooted in a desire to fuck shit up. To be a furious woman. One who rejects sublimation of rage and still has the courage to be hopeful. A woman who crushes vowels between the lines of an inky lip.
Jasmine understood me in all my shades of a 1990s coven girl. Merci, Jasmine – you are such an incredible artist and what a privilege to work with you. Find Jasmine and Black Smoke Rising Designs on Facebook and Instagram. View her portfolio at blacksmokerisingdesigns.myportfolio.com/.




Bonjour, Isabelle, de Sarnia, du Sud-ouest ontarien, qui, en passant, vient d’obtenir la désignation de région bilingue il y a un peu plus d‘un an. Je viens de lire avec grand intérêt ton article dans le Globe: Francophones are hacking an internet built for English.
Vive “l’Amérique française that refuses to disappear”.
Bravo, continue le beau travail!
I get a bubbling cauldron vibe...is that what you're going for?